SHANGHAI

A l'heure de mon séjour à Shanghai, en 2008, des restaurants collectifs d'état existent encore. Le gouvernement surveille les habitants via les comités de quartier et bureaux de rue. Sur les trottoirs, en masse, les passants attendent, soumis, pour traverser. Des écrans publicitaires animés occupent la ville. Les chantiers ne s'arrêtent jamais. Les tours, symbole du progrès, se concurrencent. Dans cette effervescence contrôlée, je m'interroge sur l'individualisation que l'on prône chez nous en occident - Libérer l'individu des carcans collectifs pour être soi, un "soi" authentique et singulier. Je choisi donc de me poster à un endroit fixe. Et de saisir ces hommes et femmes inconnus qui un fragment de seconde passe devant l'objectif, fragiles.